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(à propos de la visite d’Ahmad Al Chareh, alias Abou Mohamad al Joulani, aux Nations Unies à New York.)
Il n’échappera à personne que la présence de criminels de guerre et d’auteurs de crimes contre l’humanité dans l’enceinte du Palais des Nations Unies à New York ne constitue pas une nouveauté.
Que la présence d’Ahmad al Chareh, –de non nom de guerre Abou Mohamad Al Joulani, telle qu’il est spécifié à l’ONU de la part du comité de lutte contre le terrorisme–, constitue une violation flagrante des principes de l’Organisation Internationale, une organisation ayant pour vocation première la préservation de la paix et de la sécurité internationales.
Pendant 14 ans, tout au long de la guerre de Syrie (2010-2024) le Conseil de sécurité de l’ONU n’a émis qu’UNE SEULE RÉSOLUTION, à l’UNANIMITÉ: la résolution 2259, dans lequel il mentionne spécifiquement Daech (l’Etat Islamique) et Jabhat An Nosra, la franchise syrienne d’Al Qaeda.Dans un paragraphe spécifique, la résolution demande à tous les États membres de les combattre. En Août 2025, le Conseil de sécurité a souligné la nécessité pour tous les membres de mettre en œuvre ce paragraphe.
La présence d’al Chareh à l’ONU constitue un précédent fâcheux, une violation flagrante des principes et des résolutions concernant la lutte contre le terrorisme, adoptées par l’Assemblée générale, ainsi que par le Conseil de sécurité de l’ONU, en même temps qu’une grande trahison des victimes, une injure à la dignité humaine.
En considération de sa conception d‘un état civique et démocratique, exprimant la volonté du peuple syrien et de ses aspirations à la liberté, à la dignité et à la souveraineté nationale, le Bloc National Syrien exprime son refus catégorique de la présence d’Ahmad Al Chareh aux travaux de l’Assemblée Générale de l’ONU en sa qualité de représentant du peuple syrien en ce que cette représentation n’a jamais eu lieu, mais a été décidée dans des pc militaires dont la moitié des participants figuraient sur la liste noire du terrorisme international.
Comment l’ONU peut-elle continuer à fermer l’œil sur la persistance de pratiques terroristes criminelles de nature confessionnelle à l’encontre du peuple syrien, allant de la zone côtière de la Méditerranée à Soueida (sud de la Syrie), de même que les assassinats, les enlèvements de personnes, le blocus alimentaire.
Les pratiques criminelles sur une base confessionnelle se perpétuent à l‘encontre du peuple syrien.
Les Syriennes et les Syriens jouissent-ils de la sécurité? L’ONU respecte-t-elle ses propres résolutions au regard de telles pratiques?
Le peuple syrien qui a consenti de lourds sacrifices pendant plus d’une décennie en faveur de la liberté et de la justice ne saurait tolérer être représenté par une dictature ne disposant d’aucune légitimité, ni électorale, ni constitutionnelle, de surcroît rejetée par la volonté du peuple.
En consentant qu’Ahmad Al Chareh participé à ses travaux et s’adresse à elle du haut de sa tribune, l’ONU cautionne le refus de l’orateur de faire droit aux revendications du peuple syrien visant au changement démocratique du système politique du pays, de mettre fin à ses comportements abusifs, à la fin du terrorisme et à son opposition à l’établissement d’un état aménageant la coexistence de tous ses concitoyens.
Le Bloc National Syrien souligne expressément la nécessité que la représentation des Syriennes et des Syriens dans les forums internationaux se fonde sur la représentation nationale et populaire issue de la libre volonté des syriens dans leur ensemble.
Damas, le 23 septembre 2025